Maxime WUBDA obtient la mention très honorable avec les félicitations du jury / L’actualité / Toute l’actualité / Bénin / IRD – Sites de représentation / IRD

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Maxime WUBDA a soutenu sa thèse le mercredi 31 octobre 2017 dans la salle de conférence de la Chaire Internationale de Physiques et Mathématiques Appliqués (CIPMA) sur le thème : « Contribution de la méthode de suivi temporel de résistivité à l’étude des processus d’infiltration en zone de socle sahélienne et soudanienne d’Afrique de l’Ouest  ».

Le jury

Pr. Norbert Hounkonnou , Président (CIPMA)

Pr. Moussa Boukari , Directeur (INE/LHA)

Dr. Marc Descloitres , Co-directeur(IRD/IGE)

Pr. Youssouf Koussoubé , Rapporteur (Université de Ouagadougou)

Dr. Marie Boucher , Rapporteur (IRD/IGE)

Dr. Nicaise Yalo , Examinateur (INE/LHA)

Résumé

L’accès à l’eau potable en Afrique de l’Ouest constitue aujourd’hui un défi majeur pour le développement. Dans cette partie du continent constituée de pays pauvres, le manque de ressources financières est un frein à la construction de grandes infrastructures de stockage et de distribution de l’eau. Pour palier cette situation, la demande en eau de la population est alors satisfaite grâce à des systèmes simplifiés de pompage et de distribution d’eau souterraine qui sont moins coûteux. Cette dépendance accrue n’est toutefois pas sans conséquence dans un contexte géologique et pédologique dominé par des roches cristallines défavorables à l’infiltration et au stockage de l’eau souterraine et où le climat (tropical) avec un gradient de précipitations sud, nord, désavantage les régions de latitudes élevées (Sahel).

Dans des conditions aussi restrictives, assurer la disponibilité et la gestion durable des eaux souterraines nécessite de comprendre les processus qui contribuent à son renouvellement. Certes, les questions liées à la recharge des eaux souterraines font l’objet d’études par plusieurs disciplines scientifiques (hydrologie, hydrogéologie, géophysique), mais de nombreuses questions restent sans réponse jusqu’à nos jours.

Cette étude veut contribuer à une meilleure compréhension de la diversité des processus hydrologiques en Afrique de l’Ouest à travers l’étude de deux sites sur socle cristallin, dans le Sahel (nord du Burkina) et la zone soudanienne (Nord du Bénin). Il s’agit d’évaluer l’apport des techniques géophysiques basées sur l’utilisation des mesures de résistivité électrique et électromagnétique dont la pertinence dans les études de processus d’infiltration est évoquée par plusieurs publications antérieures. Cette étude montre qu’il est possible d’observer avec la méthode de tomographie de résistivité électrique en suivi temporel (ERT “time-lapse”), la dynamique des changements de résistivité dans les couches profondes du sous-sol. De même, elle montre qu’à partir de la réalisation de cartes de résistivité par méthode électromagnétique à des moments clés de l’année, il est possible de mettre en évidence les variations latérales de résistivité. Dans les deux cas, la confrontation des résultats obtenus avec des données complémentaires telles que les humidités de sol et les niveaux de nappes montre que les variations de résistivité observées correspondent bien à des transferts d’eau dans le sol.

© IRD / Rita Saudégbée Maxime Wubda repond aux questions du jury

© IRD / Rita Saudégbée Dr. Maxime Wubda et Dr. Marc Descloitres

© IRD / Rita Saudégbée Dr. Maxime Wubda et le jury

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